11.07.2008
14 Juillet Deuil national


(séléction réalisée par la RN)
Extrait 1
La légende de la Bastille prise d’assaut par le peuple parisien est abandonnée : l’enseignement officiel nous cède même la légende de la Bastille lieu de torture. On avoue le confortable de la prison, comme la régularité de la capitulation, comme la violation du pacte régulier par une bande d’étrangers et de gens sans aveu indignes du nom de Français. Ce qu’on maintient, c’est la valeur poétique et juridique de la légende.
Elle symbolise, dit-on, le succès du droit populaire ; elle figure le trophée du droit individuel enfin victorieux. Pour le monde républicain, le 14 juillet 1789 manifesta, avec une solennelle violence, par l’envahissement et la démolition d’une prison d’Etat, la suprématie décisive de chacun de nous sur l’arbitraire de la communauté, de l’Etat.
En acceptant cette interprétation comme un fait, car c’est bien un fait qu’elle existe, c’est bien un fait qu’elle règne en un certain nombre d’esprits, il demeure permis de rechercher ce qu’elle vaut. Or la valeur de ce souvenir révolutionnaire ainsi compris et expliqué peut être discutée de deux points de vue :
- Qu’y a gagné le citoyen ?
- Qu’y a gagné l’Etat ? (Le nom de l’Etat est ici pris dans son sens correct et normal de haut fonctionnaire de la société nationale)
Il ne faut pas se faire meilleur que l’on n’est. Si l’Etat n’avait rien gagné et si l’Etat avait perdu à l’opération du 14 juillet, je n’hésite pas à vous dire que la première question, la question de l’avantage individuel, perdrait, à mon sens, beaucoup de son intérêt. Non que je sois, comme le voudraient quelques bonnes âmes, un simple jacobin blanc, mais j’ai le grand désir de n’être pas dupe des mots et des apparences. Un gain individuel qui se solde en définitive par une perte de la communauté n’est au fond qu’une perte sèche.
En effet, il suffit de voir.
Si j’ai acquis des libertés, -des forces, -au premier acte de la Révolution française, si la sphère de mon pouvoir personnel s’est élargie et étendue aux dépens du domaine public, si je gagne sans peine tous mes procès contre l’Etat, si je peux beaucoup contre cet Etat impuissant à me risposter, enfin sin exposé à toutes mes atteintes, l’Etat me trouve défendu, protégé et cuirassé contre les siennes par le réseau d’une légalité minutieuse, minutieusement observée, -mais, si, par compensation de tant de progrès personnels et privés, si ma nationalité française, devenue ainsi plus précieuse, en est également devenue plus précaire, -si elle est moins bien maintenue, moins sérieusement établie au-dedans et au dehors, si l’Etat compte moins de citoyens actifs et de défenseurs valides, si l’action extérieure de cet Etat est, de prépondérante, devenue secondaire, si des Etats voisins sont devenus ses tyrans ou ses protecteurs, -en un mot si tout ce que j’ai acquis de confortable individuel a été acheté par un déchet de la sécurité générale, il devient clair que le marché conclu ne vaut rien du tout. Le progrès que je chante est un progrès imaginaire. Les biens que j’ai sont des biens de papier, assimilables à ces créances dont le recouvrement ne dépend pas de vous mais de la complaisance d’un débiteur que rien ne contraint ou qui peut vous contraindre à lui laisser la paix. Ma liberté à l’intérieur ne vaut rien, s’il dépend de Guillaume II, d’Edouard VII ou de Victor Emmanuel III d’en reviser et d’en modifier de fond en comble les statuts ; si les avantages que j’ai gagnés sur l’Etat français ne sont pas garantis par la force de cet Etat contre les forces de tous les autres Etats . Précisément parce que je suis le vainqueur de l‘Etat français, j’ai besoin qu’il dure et subsiste. S’il faiblit, s’il se ruine, c’est moi que j’aurai affaibli et ruiné, et c’est moi que j’aurai asservi en le subjuguant.
Si donc la France diminue, j’ai le devoir de faire un retour sur moi(même et, comparant ma prospérité apparente, mais sans fondement ni défense, à ma ferme situation d’autrefois, je dois constater, -non sans tristesse,- combien j’étais, en réalité, plus puissant quand, sujet de mes rois, je recevais d’eux la garantie souveraine de mon essence, l’indépendance de ma patrie, le libre usage de mon idiome natal, le maintien des coutumes et des traditions nationales. Ces droits fondamentaux pouvaient servir de support et de base aux autres droits que mon énergie ou mon industrie, ma force ou ma ruse personnelles pouvaient y joindre. Ceux-là gardés et fortifiés, la possibilité des autres restait ou réservée ou maintenue.
Extrait 2
On a pris la Bastille, la raison d’Etat a été abolie, c’est-à-dire désavouée par ce qui subsiste de l’Etat. De même la prison d’Etat, et tout l’arbitraire d’Etat. Abolition toute théorique, désaveu tout verbal, mais, cependant, en son verbiage, sincère. Certes, je n’oublie pas que, un peu plus de trois ans après la démolition de la Bastille, une raison d’Etat, « la Patrie en danger », était invoquée pour justifier les massacres de septembre. Et la loi des suspects, la loi de sûreté générale, les mesures dites de salut public ont couvert notre France d’échafauds et de tombes, qui ont dressé comme autant d’autels sanglants, fumants à la superstition de la raison d’Etat. Mais ce ne sont là que des faits. Il faut les comprendre et les interpréter si nous voulons saisir l’histoire des idées, des institutions et des lois. Au fond de l’idée révolutionnaire de salut public, dans l’intention secrète des juristes de la Commune de Paris et de la Convention nationale, il n’est pas difficile de découvrir ce sentiment que les mesures d’exception et de rigueur ainsi déterminées par les circonstances elles-mêmes rigoureuses et exceptionnelles sont des choses éminemment transitoires. Et cela leur fait honte, ils en éprouvent une philosophique pudeur, tant leur système en est choqué, presque du repentir, une manière de remords étrange, dont leurs discours et même aussi leurs actes tendent à rejeter la faute sur les événements du dedans et du dehors, événements qu’ils jugent insolites, inouïs, invraisemblables et prodigieux, et qui leur semblent déborder leur fonction de chefs d’Etat, loin d’y correspondre ! Tous se promettent non de suspendre, mais bien d’abolir à tout jamais ce régime de dictature, dès qu’ils le pourront. Ils rêvent droit commun, légalité pure, justice. Le règne idyllique de la loi n’est jamais qu’ajourné pour eux.
Extrait 3
Avec sa Bastille destinée aux mauvais sujets qui menaçaient la sécurité de l’Etat mais avec les libertés étendues, presque licencieuses, souvent même gaîment et loyalement anarchiques laissées non seulement aux sujets du roi, mais aux compagnies, corps et communautés, qu’ils avaient fantaisie et vouloir de former, l’Ancien Régime autoritaire et fédératif, monarchique en sa tête, républicain dans ses éléments, a réalisé le plus beau, le plus souple modèle d’organisation politique : libertés au-dedans et en bas, autorité et force en haut et au dehors.
Mais, avec sa tête anarchique et discontinue où l’étranger (…) parvient seul à régner un peu durablement, avec ses pauvres membres tout perclus de gendarmerie, de bureaucratie, de machinerie policière plus ou moins légalisée et juridicisée, dans lesquels la révolte seule est en état de faire courir un peu de sang vif et de coordonner quelques mouvements d’ailleurs vite réfrénés et brisés par l’effroyable multiplication des Bastilles modernes occultes, où l’activité de chacun se trouve emprisonnée, le régime moderne accomplit u type absurde d’inutile asservissement :abjecte sujétion à un maître impuissant ! Le citoyen abruti par l’obéissance, l’Etat énervé et épuisé de domination ! L’un oppressif, l’autre opprimé et tous les deux pour rien, pour moins que rien, puisqu’il ne s’agit que de s’écraser l’un et l’autre : le citoyen français par l’Etat français, l’Etat français par l’effort des autres Etats.
Quelques-uns d’entre nous se proposent de ne laisser écraser ni eux ni la France.
20:29 Publié dans In Memoriam | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : 14 juillet royaliste, 14 juillet roi, 14 juillet forez
25.06.2008
In Memoriam...

Vous faire partager une présence. Une présence qui faisait trembler les pierres de la Sorbonne et plus encore les cuistres de la pensée… Cette même présence nous ravissait dans les vignes de Pomerol alors que nous attendaient les moules de Bouzigues et le frais Picpoul. Elle nous ravissait toujours dans un petit vallon du Var, « capitale des Maures »… Elle nous enchante encore avec « Les Abeilles de Delphes », « Le Banquet de Platon », « William Blake » et bien d’autres de ses ouvrages… Samedi 28 juin 2008 à 19 heures, nous lui témoignerons toute notre affectueuse gratitude. Pierre Boutang est toujours présent dans nos mémoires et plus encore.
Nous le savons toujours attentif à nos « querelles » et nos « espérances ». Et pour quelques-uns d’entre nous pas une bouteille ne s’ouvre dans un petit coin de terre languedocienne sans que nous pensions à lui et à Abel Pomarède. Tous deux banquettent avec de bons amis, de Martigues, de Maillane, de Châteaurenard et d’ailleurs…Et Marcel Jullian en est !
Portemont, le 21 juin 2008
Asnières, le 14 juin 2008 Les Manants du Roi Chers amis, Le 27 juin 1998, Pierre Boutang nous a quittés. C’était il y a dix ans. Il reste présent en nos mémoires. Nous avons donc pensé, en accord avec Marie-Claire Boutang et sa famille, qu’il convenait d’organiser une messe où se rendraient proches et amis. Grâce à Gérard Leclerc, et comme nous recherchions une église parisienne, nous avons été orientés vers le Père Dominique Chéreau, prêtre à l’église Notre-Dame du Bon Conseil, dans le XVIIIe arrondissement, rattaché à l’Ordre de Saint-Vincent de Paul. C’était en effet un excellent conseil : une petite église, dans un Paris fort modeste, en opposition au clinquant que Boutang détestait… Nous remercions le Père Chéreau et le Père Emmanuel de leur bon accueil. Cette messe sera célébrée le samedi 28 juin prochain, à 19 heures, Soyez nombreux à vous y rendre, si vous le pouvez. Nous vous prions de croire, Chers Amis, en l’assurance de nos sentiments les meilleurs. Stéphane Giocanti et Pierre Hervieux
Association régie par la loi de 1901
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15.06.2008
Les biens-faits du monarque
ROMPRE AVEC LES OPINIONS ET LES IDEES RECUS
L’exécution de Louis XVI a marqué profondément l’Histoire de France, ce dernier a réalisé de nombreuses réformes , surtout avant 1789. La liste ci-dessous, volontairement sans aucun ordre, est inspirée en partie de l'ouvrage 'Louis XVI a la parole', de Paul et Pierrette Girault de Coursac.
Voila pourquoi la république lui a tranché la tête:
-Louis XVI décida de soulager son peuple, en le dispensant du droit de joyeux avènement, impôt perçu à chaque changement de règne.
-Louis XVI créa le corps des pompiers.
-Louis XVI autorisa l'installation de pompes à feu, pour approvisionner Paris en eau de manière régulière.
-Louis XVI créa un mont-de-piété à Paris pour décourager l'usure et venir en aide aux petites gens.
-Louis XVI abandonna aux équipages de ses vaisseaux le tiers de la valeur des prises qui lui était réservé en temps de guerre.
Louis XVI décida d'aider l'abbé de l'Épée dans son œuvre pour l'éducation des 'sourds-muets sans fortune', auquel il enseignait un langage par signes de son invention. Le roi lui versa alors une pension de 6000 livres sur sa propre cassette, contre l'avis de l'archevêché qui soupçonnait cet homme de jansénisme.
-Louis XVI dota l'école de Valentin Hauÿ pour les aveugles.
-Louis XVI donna l'ordre à ses commandants de vaisseaux de ne point inquiéter les pêcheurs anglais et obtint la réciprocité pour les pêcheurs français.
-Louis XVI donna le droit aux femmes mariées et aux mineurs de toucher eux-mêmes leurs pensions sans demander l'autorisation de leur mari ou tuteur.
-Louis XVI ordonna aux hôpitaux militaires de traiter les blessés ennemis 'comme les propres sujets du Roi', 90 ans avant la première Convention de Genève.
-Louis XVI décida d'abolir le servage et la mainmorte dans le domaine royal, et le droit de suite qui permettaient aux seigneurs de faire poursuivre les serfs ou mainmortables qui quittaient leur domaine.
-Louis XVI ordonna l'abolition de la question préparatoire et préalable (torture).
-Louis XVI accorda, le premier, le droit de vote aux femmes dans le cadre de l'élection des députés de l'Assemblée des Etats Généraux.
-Louis XVI décida de faire construire à ses frais des infirmeries 'claires et aérées' dans les prisons.
-Louis XVI s'inquiéta du sort qui était réservé aux prisonniers détenus en préventive de par leur inculpation, avant leur procès. Par ailleurs, il décida de leur accorder une indemnité ainsi qu'un droit d'annonce dans le cas où leur innocence serait reconnue lors de leur procès.
-Louis XVI supprimera de très nombreuses charges de la Maison du Roi (plus du tiers).
-Louis XVI permit aux femmes d'accéder à toutes les maîtrises.
-Louis XVI finança tous les aménagements de l'Hôtel-Dieu pour que chaque malade ait son propre lit individuel.
-Louis XVI employa le premier l'expression de 'justice sociale'.
-Louis XVI fonda un hôpital pour les enfants atteints de maladies contagieuses, aujourd'hui nommé Hôpital des Enfants-Malades.
-Louis XVI créa le Musée des Sciences et Techniques, futur Centre National des Arts et Métiers.
-Louis XVI fonda l'École des Mines.
-Louis XVI finança sur ses propres fonds les expériences d'aérostation des frères Montgolfier.
-Louis XVI finança également les expériences de Jouffroy pour l'adaptation de la machine à vapeur à la navigation.
-Louis XVI décida et prépara l’expédition de Lapérouse autour du monde (août 1785).
-Louis XVI soutint Parmentier dans ses efforts pour populariser la culture de la pomme de terre en 1787.
-Louis XVI exempta les Juifs du péage corporel et autres droits humiliants.
-Louis XVI accorda sept millions aux victimes du froid excessif en 1784.
-Louis XVI accorda des pensions de retraite à tous ceux qui exerçaient une profession maritime.
-Louis XVI demanda l'établissement annuel de la balance du commerce.
-Louis XVI créa le droit de propriété des auteurs et compositeurs de musique.
-Louis XVI accorda l'état-civil aux non-catholiques
-Louis XVI créa l'École de musique et de danse de l'Opéra de Paris et le Musée du Louvre.
Est ce que tous les présidents de la Vème République: 1958-2008 ont réalisé en 50 ans ce que Louis XVI a réalisé en 15 ans de règne ?
09:41 Publié dans In Memoriam | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : louis xvi, reformes royales, reformes sous louis xvi, vie politique ancien regime, ancien regime, royalisme, action francaise louis xvi
20.05.2008
L'Action Française en 68! in le Feu Follet
19:44 Publié dans In Memoriam | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : mai 68, royalisme 68, mai 68 droite, génération 68 action francaise, royalistes mai 68
15.05.2008
Défilé Jeanne d'Arc 2008
17:36 Publié dans In Memoriam | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : jeanne d'arc, action francaise, camelots du roi
16.04.2008
La Démocratie selon Desproges

Pierre Desproges nous a quitté il y a 20 ans déja...
Voici un texte de la chronique de la haine ordinaire :
'Est-il en notre temps rien de plus odieux, de plus désespérant, de plus scandaleux que de ne pas croire en la démocratie?
Et pourtant. Pourtant.
Moi-même, quand on me demande: «Êtes-vous démocrate?», je me tâte. Attitude révélatrice, dans la mesure où, face à la gravité de ce genre de question, la décence voudrait que l'on cessât plutôt de se tâter. Un ami royaliste me faisait récemment remarquer que la démocratie était la pire des dictatures parce qu'elle est la dictature exercée par le plus grand nombre sur la minorité. Réfléchissez une seconde: ce n'est pas idiot. Pensez-y avant de reprendre inconsidérément la Bastille. Alors que, en monarchie absolue, la loi du prince refuse cette attitude discriminatoire, puisqu'elle est la même pour les pour et pour les contre. Vous me direz que cela ne justifie pas qu'on aille dépoussiérer les bâtards d'Orléans ou ramasser les débris de Bourbon pour les poser sur le trône de France avec la couronne au front, le sceptre à la main et la plume où vous voudrez, je ne sais pas faire les bouquets.
Mais convenez avec moi que ce mépris constitutionnel des minorités qui caractérise les régimes démocratiques peut surprendre le penseur humaniste qui sommeille chez tout cochon régicide. D'autant plus que, paradoxe, les intellectuels démocrates les plus sincères n'ont souvent plus d'autre but, quand ils font partie de la majorité élue, que d'essayer d'appartenir à une minorité. Dans les milieux dits artistiques, où le souci que j'ai de refaire mes toitures me pousse encore trop souvent à sucer des joues dans des cocktails suintants de faux amour, on rencontre des brassées de démocrates militants qui préféreraient crever plutôt que d'être plus de douze à avoir compris le dernier Godard. Et qui méprisent suprêmement le troupeau de leurs électeurs qui se pressent aux belmonderies boulevardières. Parce que c'est ça aussi, la démocratie. C'est la victoire de Belmondo sur Fellini. C'est aussi l'obligation, pour ceux qui n'aiment pas ça, de subir à longueur d'antenne le football et les embrassades poilues de ces cro-magnons décérébrés qu'on a vus s'éclater de rire sur le charnier de leurs supporters. La démocratie, c'est aussi la loi du Top 50 et des marnas gloussantes reconverties en dondons tisanières. La démocratie, c'est quand Lubitsch, Mozart, René Char, Reiser ou les batailleurs de chez Polac, ou n'importe quoi d'autre qu'on puisse soupçonner d'intelligence, sont reportés à la minuit pour que la majorité puisse s'émerveiller dès 20 h 30, en rotant son fromage du soir, sur le spectacle irréel d'un béat trentenaire figé dans un sourire définitif de figue éclatée, et offrant des automobiles clé en main à des pauvresses arthritiques sans défense et dépourvues de permis de conduire.
Cela dit, en cherchant bien, on finit par trouver au régime démocratique quelques avantages sur les seuls autres régimes qui lui font victorieusement concurrence dans le monde, ceux si semblables de la schlag en bottes noires ou du goulag rouge étoilé. D'abord, dans l'un comme dans l'autre, au lieu de vous agacer tous les soirs entre les oreilles, je fermerais ma gueule en attendant la soupe dans ma cellule aseptisée. Et puis, dans l'un comme dans l'autre, chez les drapeaux rouges comme chez les chemises noires, les chefs eux-mêmes ont rarement le droit de sortir tout seuls le soir pour aller au cinéma, bras dessus, bras dessous avec la femme qu'ils aiment. Les chefs des drapeaux rouges et les chefs des chemises noires ne vont qu'au pas cinglant de leurs bottes guerrières, le torse pris dans un corset de fer à l'épreuve de l'amour et des balles. Ils vont, tragiques et le flingue sur le cœur. Ils vont, métalliques et la peur au ventre, vers les palais blindés où s'ordonnent leurs lois de glace. Ils marchent droits sous leurs casquettes, leurs yeux durs sous verre fumé, cernés de vingt gorilles pare-chocs qui surveillent les toits pour repérer la mort. Mais la mort n'est pas pour les chefs des drapeaux rouges ni pour les chefs des chemises noires. La mort n'est pas aux fenêtres des rideaux de fer. Elle a trop peur.
La mort est sur Stockholm. Elle signe, d'un trait rouge sur la neige blanche, son aveu d'impuissance à tuer la liberté des hommes qui vont au cinéma, tout seuls, bras dessus, bras dessous, avec la femme qu'ils aiment jusqu'à ce que mort s'ensuive.'
14:26 Publié dans In Memoriam | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : desproges 20 ans, desproges, democratie
13.04.2008
Fête nationale jeanne d'arc
11:16 Publié dans In Memoriam | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : jeanne d'arc, fete nationale
08.04.2008
L'Insolence

"Léon Daudet n'était pas un maitre théoricien donnant une explication exhaustive des faits politiques. Il nous enseignait la liberté de jugement à l'egard des hommes et de leurs entreprises... Et l'insolence. La vraie insolence, pas la petite insolence de celui qui brocarde les flics et les curés ou qui cherche à humilier les petits bourgeois sans esprit de repartie comme fait le canard enchainé ou comme c'est la mode chez les petits libérés enfouis dans leur conformisme rose bonbon qui éjaculent dans leur slip à l'idée qu'ils vont scandaliser une chaisière de la Madeleine... La vraie insolence, celle qui vise la grosse tête, celle qui s'esclaffe devant le titan installé dans sa superiorité intellectuelle ou son mandarinat... Celle qui pouffe de rire devant l'intouchable sacralisé au pantheon de l'intelligentsia."
Pierre Monnier, A l'ombre des grandes tetes molles, Paris, La table ronde, 1987.
21:28 Publié dans In Memoriam | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : insolence, daudet
22.01.2008
Maurras présent
20:41 Publié dans In Memoriam | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
19.01.2008
Hommage Louis XVI



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