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26.03.2008

Notre royalisme...

Le royalisme capable de vaincre, de tirer son épingle du jeu de la crise de demain, ne peut-être autre que le royalisme de combat, celui du chouan cramponné à son bocage, faux à la main, celui de Cadoudal, deux pistolets sous le manteau, de Berryer défendant les Canuts, des Camelots du Roi, usant de la dialectique et de la canne plombée. Nous avons besoin d'âmes trempées dans l'eau de la Foi et de la lutte, et non des "cornichons sans sève élevés dans des petits pots à l'abri des courants d'air" que détestait Bernanos.
Imprégnons-nous de Stendhal et de Nimier, de Daudet et de Barbey, et laissons en chemin les lecteurs de Points de vue et Choc. Notre combat n'est pas romantique. Il est classique, héroïque, réaliste. Maurras devait le dire un jour à Henri Vaugeois : "Nous devons être intellectuels et violents".

Commentaires

je suis pourtant royaliste, mais je ne connais pas l'histoire de ce symbole.
la fleur de lys, la colombe de l'Esprit Saint... je comprends. mais le reste ?
merci de m'éclairer.
à bientôt,

Ecrit par : charles | 26.03.2008

La fleur de lis ou ce que nous baptisons telle, a été un symbole utilisé depuis très longtemps comme motif de décoration ou sur des monnaies. Elle a été souvent associée à la souveraineté et, à ce titre, a orné des sceptres, des vêtements ou des sceaux dans de nombreux pays et à toutes les époques. On pourrait disserter longuement sur ce qui a inspiré ce dessin stylisé: si c'est une fleur, laquelle (iris, lis, lotus ou genêt?), est-ce un oiseau (colombe, abeille?) ou un dessin libre? Toujours est-il que la chrétienté va très tôt l'associer d'abord au Christ puis à la Vierge Marie grâce aux interprétations que firent de nombreux docteurs de l'Église sur le Cantique des cantiques, de saint Jérôme à saint Bernard. C'est ce dernier saint qui fut familier de Suger et de Louis VII qui a pu conseiller que le roi utilise le lis sur ses armoiries. Car c'est à cette époque que sont inventées les blasons. Les casques devenant des heaumes fermés, il fallait bien pouvoir reconnaître un individu sur un champ de bataille ou les lices d'un tournoi. On peignit alors des images en couleur sur les boucliers et les vêtements et les bannières s'accordèrent à ces dessins. Les rois utilisaient déjà le lis sur leurs sceaux ou sur leurs sceptres, Philippe II Auguste le mit sur sa couronne et Louis VII décida qu'il porterait "d'azur au semé de lis", d'abord sur ses vêtements, sa bannière, puis son écu. C'est le roi Charles VI qui en 1380 arrêta à trois, symbole de la Trinité divine, le nombre des lis sur le blason. Le lis composé de trois branches illustra soit l'union de la foi, la sapience et le courage, idéal chevaleresque, soit la foi, l'espérance et la charité, idéal du chrétien.
On raconta par la suite que ces armes avaient été prises par Clovis soit après la bataille de Tolbiac, soit après son baptême, sur l'inspiration de son épouse, la reine Clothilde, ou bien d'un ermite de l'ermitage de Joyenval. On prétendit que le roi des Francs avait auparavant un blason portant trois croissants (symboles de son paganisme), puis, avec l'apparition du croissant de l'Islam, on dit qu'il portait trois crapauds (symboles démoniaques). Ces légendes démontraient que la conversion du roi avait boulversé son état au point qu'il en changea les symboles.
Toujours est-il qu'en faisant choix du lis pour ses armes en un temps où la plupart des souverains choisissaient des animaux sauvages (lions, léopards), le roi de France affirmait bien haut sa position de Fils Aîné de l'Église et l'idéal qu'il entendait représenter: à savoir celui qui devait conduire ses sujets aux portes du Royaume éternel.

- Alexandre Loire, in Le sacre des rois de France -

Ecrit par : AFE Forez | 26.03.2008

PS: Charle, êtes vous disponible pour le prochain café politique?

Ecrit par : AFE Forez | 26.03.2008

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