Week-end militant à l'occasion du centenaire du défilé patriote pour Jeanne d'Arc organisé par l'Action Française.
Un bus passera par Lyon pour se rendre et revenir à Paris. Réservations et infos: 06-98-63-89-35
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Une banderole a été déposée après une mache silencieuse en hommages aux morts du 6 février et de la France
75 ans après les émeutes du 6 février 1934 et la réaction sanglante du pouvoir, nous avons voulu montrer que dans l’esprit sinon dans les faits rien n’avait changé.
100 ans après la création des premiers groupes de Camelots du Roi, élites militantes de l’Action Française, nous avons voulu montrer que ce combat contre la décadence de la Nation restait d’actualité.
Les circonstances qui, il y a 100 ans, avaient amené une large partie de la jeunesse française à s’engager sous la bannière d’un royalisme de combat, sont encore d’actualité. Les raisons qui, il y a 75 ans, poussèrent le peuple français exaspéré à vouloir se débarrasser de dirigeants politiques et économiques corrompus, n’ont pas disparu.
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19:31 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Cette année encore, à l'appel de la section du Forez de l'Action Française, le vendredi 6 février 2009 les sympathisants et militants d'Action Française sont appelé à se mobiliser face à la république Française et ses dérives politico-financières, sa gouvernance douteuse et l'alignement de ses plus hauts dirigeants sur certains intérêts économiques indignes. Nous rappelons que les circonstances qui, il y a 100 ans, avaient amené une large partie de la jeunesse française à s'engager sous la bannière d'un royalisme de combat, sont encore d'actualité. Les raisons qui, il y a 74 ans, poussèrent le peuple français exaspéré à vouloir se débarrasser de dirigeants politiques et économiques corrompus, n'ont pas disparu.

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21:54 Publié dans Militantisme | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
Ce mercredi 21 janvier 2009, l’Action Française Etudiante de St Chamond a rendu un vibrant hommage à Louis XVI, notre roi martyr, guillotiné il y a 216 ans. A Saint-Chamond, à 20 heures, un peu une quinzaine de personnes se sont réunies afin de déposer une gerbe en mémoire de Louis XVI,un discours de Paul Hilbert ayant précédé. Ce rassemblement qui se clôtura par un verre de l’amitié.Une seconde manifestation a eu lieu à St Etienne place Boivin réunissant étudiants et sympathisants

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22:35 Publié dans Militantisme | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note

C'était un homme de l'ombre, taiseux de nature, discret par nécessité. Vétéran des forces spéciales, rompu aux opérations-commandos et aux missions estampillées "secret défense", le colonel Jean Sassi est mort vendredi 9 janvier, à l'âge de 91 ans.
Né à Tunis le 11 juin 1917, ce fils d'une institutrice et d'un receveur des postes rêvait de faire carrière dans le sport de haut niveau, et participa même, à la fin des années 1930, aux championnats de France de natation. S'il dut renoncer à son ambition, ses capacités physiques exceptionnelles allaient lui être d'un grand secours pour la suite.
C'est en novembre 1942 que commence l'épopée de celui qui travaille à l'époque comme opérateur-radio dans le Sahara algérien. Alors que les Alliés viennent de débarquer en Afrique du Nord, Jean Sassi intègre la Légion, puis les corps francs d'Afrique. Quelques mois plus tard, il se rend à Londres, où il est affecté au sein du Bureau central de renseignements et d'action (BCRA), le service d'espionnage de la France libre.
PRÉPARER LE TERRAIN
Parfois rétif à l'autorité, mais apprécié pour son courage, Jean Sassi est sollicité à l'automne 1943 pour participer au projet "Jedburgh". Piloté par le Haut Commandement allié, celui-ci consiste à former des unités d'élite qui devront, le moment venu, assurer la liaison entre la Résistance et les armées libératrices.
Pendant quelques mois, ces trois cents hommes - des Américains, des Britanniques, des Français, mais aussi quelques Belges et Hollandais auxquels un livre vient de rendre hommage (Les Jedburghs, de Will Irwin, éd. Perrin) - suivent un entraînement spécial à Milton Hall, au nord de Londres.
C'est au lendemain du débarquement en Normandie que les "Jeds" entrent en action. Jean Sassi, pour sa part, est parachuté à Dieulefit (Drôme) le 29 juin 1944. Avec ses deux coéquipiers, "Jean Nicole" - son pseudonyme dans la clandestinité - rallie le Vercors puis les Hautes-Alpes. Sa mission, baptisée "Chloroform", vise à préparer le terrain aux troupes alliées, à la veille de leur débarquement sur les côtes provençales, le 15 août 1944.
La guerre, pour le jeune homme, ne s'arrêtera pas là. En Extrême-Orient, les combats continuent, et les services spéciaux recrutent des volontaires pour combattre les Japonais. Jean Sassi se porte candidat. Au sein de la Force 136, une unité interalliée basée à Calcutta, il intervient au Laos avant d'être rappelé en France début 1946, quelques mois après la capitulation japonaise.
Jean Sassi retrouvera l'Asie sept ans plus tard, après être devenu entre-temps officier instructeur au 11e Bataillon parachutiste de choc, le bras militaire du service action du Sdece (l'ancêtre de la direction générale de la sécurité extérieure, DGSE).
Sur les hauts plateaux laotiens transformés en maquis, il participe à ce que l'on appelle alors une "guerre non conventionnelle", faite de sabotages et d'actions ciblées, contre les indépendantistes du Vietminh.
FAIT D'ARMES
C'est toutefois au printemps 1954 qu'aura lieu son fait d'armes le plus éclatant. Mobilisant 2 000 hommes appartenant au peuple montagnard des Méo (ou Hmong), il lance l'"Opération D" (pour Desperado), qui a pour but de soutenir les soldats français postés à Dien Bien Phu. La chute du camp retranché, le 7 mai 1954, transforme l'opération en mission de sauvetage. Environ deux cents combattants français auraient ainsi été exfiltrés à travers la jungle.
Jean Sassi - qui quittera l'armée à l'âge de 54 ans avec le grade de colonel, avant de travailler à la direction du personnel de Citroën - restera marqué à vie par le souvenir de l'Indochine. "Dans la maison de retraite où il vivait ces derniers temps, il avait fait de sa chambre un véritable musée, rempli de centaines de soldats de plomb, d'armes blanches et d'objets pittoresques qui lui rappelaient ces années-là", confie Jean-Louis Tremblais, grand reporter au Figaro Magazine, qui s'apprête à publier les souvenirs de l'ancien "Jedburgh" (Opérations spéciales. Vingt ans de guerres secrètes, éd. Nimrod).
In Le Monde
01:13 Publié dans In Memoriam | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note

Vingt-et-unième jour de combat dans la bande de Gaza entre Tsahal et le Hamas. Les bien-pensants occidentaux s’indignent d’un conflit alors qu'il leur échappe par sa nature irrationnelle. Il n’est pas envisageable ou même acceptable de choisir tel ou tel camp, quoique la société de l’absolu nous pousse à choisir: pour ou contre Obama, donc le racisme; pour ou contre la réforme Darcos, donc l'exploitation des élèves, et pour ou contre l’attaque israélienne, donc le « massacre » des écoles et des enfants… Sortons de cette idéologie concourant à ruiner toute forme d’intelligence et de réflexion. Pour comprendre le conflit il faut remonter à ses racines et à son développement, rappel bref mais indispensable qui permet d’envisager les seules alternatives à la paix.
Le conflit israélo-arabe date d’avant 1948. Dès 1892 les premiers colons juifs s’installent grâce aux « amants de Sion » en Palestine. Progressivement des colonies voient le jour et les colons juifs durant l’entre deux guerres s’organisent autour d’un pré-Etat, le Yshouv. Tel-Aviv est fondé à cette époque. Mais les revendications sionistes d’un « Etat juif » ne sont véritablement prises en considération qu’après la Shoah, cet Etat Juif apparaissant alors comme historiquement légitime pour le peuple juif. L’ONU décide en 1947 de partager la Palestine, peuplée par Arabes et Ottomans depuis le XIème siècle. Un Etat arabe et un Etat juif sont créés. Ben-Gourion proclame la naissance d’Israël, rappelant la légitimité des juifs sur cette terre qu’ils considèrent comme la terre du retour depuis les déportations à Babylone et l’éclatement de la communauté juive dans toute l’Europe par l’Empire romain. Les Arabes refusent de perdre une partie de leur territoire et attaquent Israël aidés entre autre par le Liban, la Syrie et l’Egypte. Israël repousse les Etats arabes et étend son territoire jusqu’à Jérusalem-ouest. Les frontières fixées par l’ONU en 1947 n’auront pas tenu un an. Les réfugiés palestiniens apparaissent et l’Etat arabe de Palestine s’affaiblit au fil des conflits israélo-arabes de 1967 et 1973. En 1982 Israël attaque le Liban. De 1978 à 1995 des traités de paix signés à Camp David, Oslo et Madrid sont ratifiés entre les différents belligérants. Loin d’assurer la paix au proche Orient, ils apaisent néanmoins certaines tensions principalement entre Israël et L’Egypte, et posent l’exigence d’une autorité palestinienne. Mais que ce soit en 2007 au Liban ou début 2009 à Gaza le conflit couve toujours.
Pour le géopoliticien Yves Lacoste le conflit s’explique en partie par l’imaginaire collectif. En effet ce n’est pas un conflit d’ordre économique, mis à part les bassins hydrauliques du Golan. Les bien-pensants ont du mal à prendre en considération cette donnée fondamentale. Ce conflit de deux peuples pour une seule terre échappe à nos codes et normes modernes. Le conflit ne peut être aujourd’hui qu’économique ou politique comme le Koweit, l’Irak, l’Ukraine… Mais déjà les conflits liés à l’ex Yougoslavie ébranlaient cette conception. Le Proche-Orient est le symbole de cette incapacité de compréhension des occidentaux, dans leur majorité. Car Israël est un Etat à fort substrat biblique, un Etat qui ne connaît pas l’anomie occidentale. Les communautés n’ont pas laissé place à la société de Tönnies. La notion de peuple existe que ce soit en Israël ou au sein de l’autorité palestinienne. Ces données fondamentales ne peuvent être comprises par les dirigeants occidentaux ce qui rend leur médiation dans le conflit relativement inefficace.
Mais il serait dangereux de ne voir qu’un problème d’imaginaire collectif pour expliquer le conflit israélo-arabe. Les tentatives de pacification du Proche-Orient ont également échoué à cause du recul progressif de l’Etat dans tous les pays arabes limitrophes à Israël. Le Liban n’a plus de souveraineté propre; le Hezbollah organisation militaro-politique reconnue comme terroriste, Etat dans l’Etat, l’empêche en effet de faire entendre sa voix et de peser dans les processus de paix. L’Iran et la Syrie contrarient aussi l’affirmation d’un Etat libanais et utilisent le Liban comme terrain de jeu face à Israël. L’autorité palestinienne est dans le même cas. Créé en 1987 lors de l’intifada, le Hamas se bat pour l’imposition de la Charia en Palestine et ne reconnaît pas l’Etat d’Israël. Bien qu’élu, il a utilisé la force pour déloger le Fatah, parti de Yasser Arafat lui aussi élu et reconnaissant l’Etat d’Israël, de la bande de Gaza. Il s’en est rendu maître et a imposé sa loi et le blocus d’Israël, prenant en otage toute la population. Loin d’excuser le blocus israélien sur Gaza, le Hamas, a refusé de reconnaître Israël, et donc d’entrer dans une phase de normalisation et de négociation avec l’Etat hébreux. Le Hamas enlève toute crédibilité à l’autorité palestinienne qui est incapable de faire respecter l’Etat de droit et le fonctionnement de ses institutions. Même l’Egypte est affaiblie par les Frères Musulmans, organisation islamique proche du Hamas, qui reste cependant l’un des pays arabes de la région les plus solides, et son gouvernement entretient des relations assez calmes aves l’Etat hébreux. Israël, n’ayant aucun interlocuteur étatique, a pu profiter de la situation et attaquer Gaza début 2009. Le conflit n’est plus interétatique mais intra-étatique. Israël est le seul belligérant a être soudé: du parti travailliste à Kadim jusqu’au Likoud « nationaliste », les différents partis politiques israéliens font bloc dans des gouvernements de coalition. Il faut donc prendre en compte la realpolitik et le progressif recul de l’Etat au Liban et dans l’autorité palestinienne, l’intra-étatisation du conflit.
Les processus de paix doivent donc répondre à deux critères fondamentaux pour espérer porter leurs fruits. D’abord, la prise en compte de l’imaginaire collectif du conflit: il faut voir le Proche-Orient avec les yeux de personnes enracinées en communautés et non pas avec les yeux d’individus occidentaux vivant dans une société anomique.
Ensuite les dialogues entre belligérants ne seront possibles qu’entre Etats souverains.
C’est en renforçant l’Etat libanais et l’Autorité palestinienne qu’Israël aura des interlocuteurs solides et que la paix pourra être favorisée. Ce renforcement de l’autorité étatique doit se faire par la lutte contre le Hamas et le Hezbollah, lutte pour la normalisation pour le Hamas et pour la suppression du Hezbollah téléguidé par l’Iran. Le transfert de la force armée du Hezbollah à l’Etat libanais, le renforcement de l’Etat palestinien et la lutte contre la corruption du Fatah apparaissent également primordiaux. Troisième point, le statut des réfugiés doit être réglé au plus vite afin de commencer à délimiter des frontières arabes et israéliennes durables.
Pierre.R
19:01 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note

"L'église Notre Dame menacée ?
La nouvelle municipalité a déclaré vouloir organiser une consultation de l'ensemble de la population sur le devenir de l'église Notre-Dame au début de l'année 2009.
Parmi les trois questions que la nouvelle municipalité veut poser doit figurer une question concernant la démolition de l'église.
Il ne s'agit pas d'une rumeur !
Lors du dernier conseil municipal, le déblocage d'une somme de 35 000 Euros (229 580 Francs) a été voté pour étudier le coût de la déconstruction de l'édifice.
Résolument opposés au principe même de la destruction de ce véritable patrimoine de la ville, nous avons décidé de constituer un collectif de sauvegarde de l'église Notre-Dame, afin d'empêcher sa démolition.
Nous invitons aujourd'hui toutes les personnes qui souhaitent, elles aussi, conserver cet édifice à nous rejoindre.
Jean-Pierre GAY, Paul PRIVAT, Léon COFFY, Jean-Luc DEGRAIX
pour le comité de sauvegarde de l'église Notre-Dame à St-Chamond
http://notredame.stchamond.free.fr/accueil.htm"
15:06 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note

16:00 Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note

Les manifestations quotidiennes passent pour un cri de révolte du peuple par motif idéologique, un combat anti gouvernemental, qui par une lutte noble signifie « le malaise de la jeunesse » Mais qu’en est-il au fond ?
S’il est perçu comme combat justifié, il en est bien peu le cas au sein de cette communauté en lutte. La manifestation, c’est avant tout la concession de l’individu à la masse.
Oui,la manifestation, est l'expression du peuple"mais le vandalisme en Grèce n’en est en aucun cas représentatif : ce n’est pas en brisant les vitres des compatriotes que l’on mène une lutte, pas en pillant les magasins de ses voisins que l’on combat le gouvernement, mais l’on nourrit juste sa soif, son besoin d’exister. En échange de sa conscience, s’offre au décadent la possibilité de justifier tout acte sous prétexte de « lutte ». De même que Faust vendant son âme au diable, ce refus d’esprit critique offre pourtant bien des avantages : chacun à sa minute de gloire, s’enfermant dans un idéalisme métaphysique tant détesté par Nietzsche, c'est-à-dire refaire le monde sur des critères détaché de toute réalité (combien crient « c’est la révolution ! » pour une manifestation de 200 personnes !) s’imageant, un mode d’être offrant à leur acte une validité pourtant erronée. Se mentir à soi même, inventer quelque chose, afin de pouvoir laisser libre part à sa frustration, à son incapacité personnelle à s’émanciper. Car ce malaise ne reflète pas seulement la faiblesse du gouvernement, mais aussi celle profonde de l’individu à être, à exister : son besoin de reconnaissance, donc sa motivation à la vie, se trouve en perdition, et par ces révoltes du désespoir, il en espère la retrouver.
Mais ce n’est pas la raison qu’il retrouve, seulement des illusions lui permettant de le croire.
En effet, qu’attends t-on en fin de compte de ces situations ?
En aucun cas il n’y a création d’esprit libre : car les moutons s’avilissent d’eux même, reléguant leur conscience à l’autorité, qui, cautionnant cette infamie, pervertissent l’Homme. N’est attendu de l’autorité ni le bien, ni les intérêts du peuple. De volonté d’émancipation, aucune. Seulement sa servitude à ses intérêts individuels. Car que l’on se le dise bien : ce n’est pas pour l’intérêt général que se crée ces manifestations, la masse n’étant que si peu au courant des activités réelles du gouvernement, prétextant l’occasion pour se débarrasser de sentiments que l’on ne sait gérer. Bien que parti d’une cause juste, ce n’est plus aux mains de cette cause que les jeunes luttent : seulement pour eux Et c’est de là que nait la démagogie.
Il en est dans l’essence même de la manifestation que de se laisser guider, de ne choisir en fait que d’autres fassent à notre place, se louer.
Les mouvements de foules sont prisé par le faible car il pense être la foule, et s’exprime à travers elle.
Le troupeau tient sa force dans les éléments agitateurs. Minoritaires, ce sont d’eux dont les plus faibles tirent leurs forces.
La prise de courage individuelle nait par le sentiment de sécurité à l’intérieur de la masse, et l’on se croit tout permis, selon ce que la masse permet. Et disciple du chaos, elle n’offre que la destruction.
Ainsi il est érigé au statut dominant des individus aux caractéristiques non relatives à leur vertu, telle que la capacité à la subversion.
Quel rapport ? Est-ce savoir semer le chaos qu’être chef ?
Par ce compromis mensonger, c’est l’ignorance collective qui domine, car ce n’est pas des idées que les manifestants défendent. Cet usage personnel d’assimilation de la masse à soi et de cette procuration facilite la canalisation des sentiments désagréables, telle que la haine de soi sublimé au gouvernement.
Et il en est là la faiblesse de cet attroupement : si les idées sont immortelles, les sentiments passagers. Toutes ces révoltes ne sont que des caprices, car elles ne s’appuient pas sur une ideologie, pas sur la justice, pas sur la vérité, mais seulement sur la haine et la frustration.
L’élément référent de chacun n’est pas la raison mais uniquement la foule
Ce nivellement par le bas à des conséquences :
« Je ne suis pas le seul à le faire, donc j’ai le droit « disait l’un d’eux l’autre jour.
Adieu l’esprit critique
Paul HILBERT
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Demain le monde entier connaîtra le nouveau président des Etats-Unis après huit années de Bush junior.
Cette élection passionne les médias français, pas un jour depuis 6 mois sans une couverture d’hebdomadaire mentionnant l’Obamania ou John Mccain et sa colistière, qui il faut le dire est très peu rassurante : Sarah Pallin. Les médias consacrent d’or et déjà Obama, candidat du parti démocrate, et voient en lui un progrès considérable avec l’accession du premier afro-américain au bureau ovale de la maison-Blanche. Finie l’Amérique raciste du fin fond de l’Arkansas, fini la politique néo-conservatrice de Bush fils ; le progrès est en marche le monde va changer !
Redescendons sur terre, rappelons nous 1989 avec la chute du mur de Berlin, les totalitarismes socialistes s’effondraient physiquement, le monde devait devenir un havre de paix, de sécurité et d’amour…Résultat ?guerres dans les Balkans, en Irak, terrorisme et les tours jumelles par terre tel un château de sable piétiner par un enfant colérique…
Ce que la chute du mur de Berlin n’a pas réussi à faire il y a 20 ans Barack Obama, et ses frêles épaules humaines se heurteront certainement à la même impossibilité malgré toutes les bonnes intentions du présidentiable démocrate.
Nous proposons ici une lecture véritablement politique de la campagne et du fond de cette élection. Nous ne nous arrêterons pas sur l’aspect symbolique et sensationnel qui veut que la couleur de peau du candidat démocrate est le point le plus important pour l’avenir des Etats-Unis et du monde. Obama le gentil et McCain le méchant ?Sortons du manichéisme médiatique qui envahit malheureusement nos lectures pour analyser les programmes des tickets Obama/Biden et McCain/Pallin. Ensuite penchons nous sur les conséquences qu’aurait l’élection de l’un comme de l’autre pour les Etats-Unis et pour le Monde.
En ces temps de crise financière le plus urgent : La politique économique et financière. Les deux candidats sont au fond très proches, tous deux approuvent Warren Buffett : pour eux il est nécessaire de miser sur la reconstitution de l’industrie, y compris d'un secteur manufacturier laissé à l’abandon. Il est plus que jamais nécessaire d’investir dans les infrastructures en « panne ». Le protectionnisme va dans les deux cas ,de façon modérée, êtres brandis pour essayer de relever la situation.
La politique délibérée d'érosion monétaire va certainement être mis en place par les deux hommes, et ce afin de rendre plus attractives les exportations américaines.Un allègement des impôts est prescrit par les deux hommes, Réduire les impôts sur les gains pour 2009 et 2010 pour le républicain et réduire les impôts de 3.000 dollars par emploi créé pour les entreprises pour le démocrate.
La différence ne se fait donc pas sur le volet économique mais sur des questions de société comme les armes à feu, l’avortement… L’immigration et la question énergétiques divisent également les candidats. Pour le républicain, les armes à feu doivent continuer à être en libre-service, l’avortement ne doit plus être reconnu par la cour suprême. Obama quant à lui reconnaît le droit à l’avortement et est favorable à l’interdiction des armes à feu. Sur la question de l’immigration McCain veut consolider la frontière du Rio Grande avec le Mexique alors que Barack Obama veut régulariser 12 millions de clandestins.
L’Energie divise également les deux hommes, Mc Cain soutenu par les lobbys pétroliers soutient le forage en mer alors qu’Obama a des positions beaucoup plus « écologiques ».
Les deux hommes ne diffèrent-ils donc que sur ces questions ? La presse française tendrait à nous prouver que la politique étrangère est un véritable gouffre entre les deux candidats. Mc Cain le militariste et Obama le pacifiste ? Analysons la situation.
Obama et McCain vont sans aucun doute prolonger au Moyen-Orient la politique de Bush qui commence à redresser la situation: rétablissement d'un État irakien crédible et recul précaire mais certain de l'islamisme pakistanais face à une démocratie rétablie contre les militaires. Se retirer d'Irak, peut-être plus vite que prévu et tenter de sauver le Pakistan laïc et l'Afghanistan actuel, sera la politique américaine dans les 4 prochaines années avec l'un ou l''autre.
Des différences au fond assez moindre mais doit ont s’étonner ?
L’élection américaine n’aurait que deux candidats en lices ? Bien sûr que non, mais le système électoral fait en sorte que seuls les candidats démocrates et républicaines puisse arriver au pouvoir, préservant ainsi certaines valeurs et offrant certaines garanties. Le peu de divergences entre McCain et Obama est en grande partie dûe à ce système. Sont présents à cette élection le parti vert de Cynthia McKinney, le parti constitutionnaliste de Chuck Baldwin, le parti socialiste de Brian Moore, le parti des travailleurs de Roger Calero, le parti libertarien de Bob Barr, et les indépendants : Nader, Gonzalez, Keyes, Drake. Le meilleur score espéré pour Ralph Nader ou le parti libertarien pourraient atteindre en cas de miracle 500 000 voix au maximum.
Le système condamne donc tout autre candidat que Mc Cain ou Obama analysons donc les conséquences de l’avènement de l’un ou de l’autre.
McCain est un « maverick » un républicain indépendant, adversaire de longue date de Bush et opposé à la torture. Il est en cela assez centriste et éloigné de la base conservatrice de son parti. Il conduirait une politique quelque peu éloignée de celle de son prédecesseur mais en gardant la base républicaine notamment sur les questions économiques. Sarah Pallin sa vice présidente mènerait une politique bien plus conservatrice.
Obama est tout autre cas. Sénateur afro-américain démocrate il provoque un vent de ferveur sans précédent dans la communauté afro-américaine et chez une partie de ces concitoyens. François d’Orcival dans Valeurs actuelles analyse fort bien l’engouement pour Obama :
« Cette ferveur irait-elle jusqu’à étouffer la crise financière au moment où celle-ci se transforme en récession mondiale ? La crédulité n’a pas de limites. On a besoin de lui pour sauver l’humanité et l’environnement, faire disparaître le chômage et les inégalités, le racisme et la pauvreté. Soeur Obama ! »
En effet, le côté pervers de cet engouement montrent l’irrationalité et le manque de pragmatisme de ses partisans et des médias français en général.

Autre fantasme critiqué par d’Orcival , la politique étrangère évoquée plus haut :
« Quant à l’affaiblissement de la puissance des États- Unis, cette Amérique devenue gentille parce que présidée par un Noir voilà un autre fantasme. Obama a dû faire croire à sa différence, mais il n’y a qu’une politique étrangère américaine. L’autre jour, le ministre de la Défense, Hervé Morin, rencontrait son homologue saoudien. «Vous avez vu le discours d’Obama sur les relations entre les États-Unis et Israël ? » lui demandait celui-ci. C’était la réaffirmation de la diplomatie américaine de toujours : Israël restera l’allié privilégié. Et plus McCain aura attaqué son concurrent sur son inexpérience et sa faiblesse à l’égard de l’islamisme,plus Obama se livrera à de la surenchère en nationalisme américain. Il se retire d’Irak pour se renforcer en Afghanistan ? C’est exactement ce que Bush fait aujourd’hui. Mais si soeur Obama se déploie en Afghanistan, qui lui refusera les renforts qu’il demandera à ses alliés ? »
Le verni afro-américain d’Obama pourrait le faire accéder à la maison-Blanche, les sondages le prouvent, dans 24 heures, il pourrait être donné gagnant face à son adversaire républicain. À moins que… À moins que l’Amérique que nous vantent les médias hexagonaux ne soit pas la véritable Amérique, le pays réel américain. Ce pays légal tolérant, ouvert, cosmopolite et démocrate ne pourrait être qu’un effet d’optique que l’océan Atlantique projette aux yeux de nos concitoyens. Rappelons nous Bush face à Kerry, Bush face à Al Gore… L’Amérique devait triompher avec ces héros démocrates donnés archi favoris dans les sondages… Le champagne attendait au frais dans les bureaux du Monde, de Libération et peut être même chez certains journalistes du Figaro qui sait… Mais voilà l’Amérique n’est pas l’exemple que l’on veut nous montrer, Sarah Pallin colistière de Mc Cain en est l’exemple même. Du fin fond de l’Alaska elle n’a jamais lu un livre de sa vie depuis Tom Sawyer au CM2, elle pense pouvoir faire la guerre à la Russie et ne connaît pas les rouages de l’administration qu’elle entend diriger. Qu’importe l’Amérique aime, l’Amérique est Sarah Pallin, cette « Hockey mom », fine cartouche chasseuse de Grizili et prête à aller se battre en Russie alors que son fils s’embourbe en Iraq.
Qui de l’Amérique comopolite dite "moderne" ou de l’Amérique profonde et insensée l'emportera demain ? Depuis plusieurs scrutins, l’Amérique profonde l’a emportée, elle pourrait renouvelée sa performance demain à moins que cette fois ci la mutation que nous vendent nos journalistes n’est enfin opérée…
Pierre Richard
15:07 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : elections americaines royalistes